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La noix de cajou est le troisième produit agricole d’exportation du Burkina Faso après le coton et le sésame.

La production d’anacarde au Burkina Faso est estimée à 180 milles tonnes de noix brute de cajou en 2021 contre 95 000 tonnes en 2019.

Au Burkina Faso, la noix de cajou est un produit à fort potentiel économique qui mobilise près de 11 000 emplois directs dont 92 % de femmes.

En dépit de ce potentiel, la filière anacarde fait face à de grands défis et est confrontée à bien de contraintes. Le manque à gagner est énorme.

Atteindre un taux de transformation de 45% de la production nationale de cajou à l’horizon 2024

Moins de 10% de la production nationale est transformée à l’échelle locale et les sous-produits faiblement valorisés.

L’activité de transformation de noix de cajou devrait prendre son envol dans les années à venir. L’ « Initiative anacarde », projet phare mis en œuvre par le gouvernement à travers le Conseil Burkinabè de l’Anacarde, envisage de porter à 45% le taux national de transformation de la noix de cajou à l’horizon 2024.

Pour l’heure, la carte industrielle de la filière anacarde compte une vingtaine d’unités de transformation d’une capacité de 15.000 tonnes de noix de cajou.

Pour atteindre cet objectif, l’appropriation des technologies modernes de transformation, la promotion de la consommation locale des produits du cajou et l’accompagnement technique et financier des unités de transformation de la noix brute de cajou, sont des leviers importants.

Prix du kilogramme de noix de cajou en 2022

Pour l’année 2022, le prix plancher du kilogramme de la noix de cajou bord champ est fixé à 330 francs CFA contre 300 FCFA en 2021.

Pour la campagne 2022 le montant du prélèvement sur le kilogramme à l’exportation comme à la réexportation, reste maintenu à 25 F.CFA.

L’année 2022 enregistre une amélioration du prix du kilogramme de noix de cajou qui passe à 330 F.CFA contre 300 F.CFA en 2021.

Exportations de noix de cajou en 2020

Le Burkina Faso a exporté 62 182,3 tonnes de noix de cajou en 2020 pour 39 milliards de recettes contre 98 921,8 tonnes en 2019 pour 55 milliards de F.CFA, soit une baisse en terme de valeur de 16 milliards de F.CFA.

En rappel, les exportations de noix de cajou avaient atteint un pic en 2018, avec 129 043,2 tonnes exportées pour 117 milliards de F.CFA de recettes.

De 2018 à 2020, en termes de valeur, les exportations de noix de cajou ont enregistré une chute de plus de 66%.

Lire aussi : Filière anacarde au Burkina Faso : une dégringolade de plus de 50% des recettes d'exportation de noix de cajou

Les initiatives de consolidation de la filière anacarde au Burkina Faso

Ces dernières années, de nombreuses réformes institutionnelles et règlementaires ont été initiées par l’Etat burkinabè pour développer la filière. On dénombre, entre autres :

  • la mise en place d’une interprofession ainsi que des faitières dans les différents maillons de la filière (production, transformation, commercialisation);
  • l’adoption en 2019 d’un décret portant autorisation de prélèvements de recettes sur les exportations et réexportation des noix de cajou, en vue de contribuer au financement de la filière ;
  • La création en 2019 du Conseil Burkinabè de l’Anacarde qui a pour mission la régulation, le suivi et le développement des activités de la filière anacarde avec son siège social à Bobo-Dioulasso ;
  • la promotion des filières porteuses dont celle de l’anacarde à travers l’adoption de la stratégie nationale de développement durable de la filière et l’ « Initiative anacarde » qui ambitionne de porter à au moins 45% le taux de transformation de la noix de cajou d’ici à 2024.
  • Ces différentes réformes institutionnelles et règlementaires ont permis d’accompagner les acteurs directs de la filière anacarde au Burkina Faso.

La filière anacarde est récente au Burkina Faso. Les premières unités de transformation datent de 2001. Malgré sa jeunesse, la filière jouit d’un potentiel énorme et participe à la création de nombreux emplois féminins.

Ces dernières années, les autorités burkinabè en collaboration avec le Conseil Burkinabè de l’Anacarde mènent de nombreuses actions en vue d’inciter les acteurs économiques à investir dans la transformation de la noix de cajou afin de créer davantage de richesses et d’emplois décents. 

BAMBIO Z. François, investirauburkina.net

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