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Le Marché des cryptomonnaies s’accélère en Afrique qui enregistre l’une des plus fortes croissances au monde en termes de valeur.

L’Afrique détient le record de l’indice d’adoption des cryptomonnaies, du transfert de détail et d’utilisation de plateformes peer-to-peer (P2P).

Cryptomonnaies : l’Afrique affiche une croissance inédite de 1200%

Dans son article publié le 14 septembre 2021, Chainalysis, une firme spécialisées dans l’analyse de blockchain, indique une croissance du marché africain des cryptomonnaies de plus de 1200% en termes de valeur sur la période allant de juillet 2020 à juin 2021.

L’étude de Chainalysis classe l’Afrique au 3ème rang des économies de cryptomonnaies les plus en croissance au monde. Sur la période allant de juillet 2020 à juin 2021, l’Afrique a reçu environ 105,6 milliards de dollars de cryptomonnaies.

Bien que l’Afrique soit la plus petite économie de cryptomonnaies de toutes les régions ayant fait l’objet de l’étude, il présente l’un des marchés les plus dynamiques et la croissance la plus rapide au monde sur le marché des crytptomonnaies.

Les transferts de détail représentent 7% du volume global des transactions contre une moyenne mondiale de 5,5% et les transferts interrégionaux 96% du marché contre 78% pour l’ensemble régions étudiées par la firme.

Selon ledit apport, six pays d’Afrique figurent dans le top 20 des pays ayant l’indice d’adoption des cryptomonnaies le plus élevé dans le monde. Il s’agit, en l’occurrence le Kenya, le Nigeria, le Togo, l’Afrique du Sud, le Ghana et la Tanzanie.

La montée en puissance des plateformes P2P en Afrique

La popularité des plateformes P2P en Afrique est due au fait que les banques limitent ou interdisent à leurs clients des transferts d’argent de leurs comptes bancaires vers leurs wallets de cryptomonnaies, à causes des restrictions imposées par les gouvernements. C’est le cas au Nigéria où beaucoup se tournent vers les plateformes P2P, comme Paxful et Remitano. 

La décentralisation des réseaux P2P permet donc de contourner ces interdictions qui freine l’activité des traders en Afrique.

Selon Adedeji Owonibi, PDG et fondateur d'une société nigériane de conseil en blockchain, Convexity, une grande partie de l’activité P2P se déroule sur des plateformes de chats de groupes informels et sur des applications de messagerie comme Whatsapp et Telegram, plutôt que sur des plateformes conventionnelles, toute chose qui laisse penser que les volumes des transactions estimés par Chainalysis pourraient encore être revus à la hausse.

Le commerce P2P informel est énorme au Nigeria et des transactions de plusieurs millions sont effectuées quotidiennement, de gré à gré, via Whatsapp et Telegram.

Selon Chainalysis, 1,2 % du volume total des transactions s’est effectué sur sa période d’étude via les plateformes P2P. Pour ce qui est du Bitcoin (BTC) en particulier,  2,6% du volume des transactions ont été effectuées via les plateformes P2P.

L’Afrique figure parmi les économies de cryptomonnaies à croissance rapide, avec une explosion de l’activité de trading qui reste pour la jeunesse une panacée contre le chômage et la pauvreté.

Investirauburkina.net dans un précédant article, en se fondant sur une étude de l’Autorité française des marchés financiers (AMF), avait souligné la forte volalité du marché boursier qui peut rapidement ruiner les néophytes non avertis.

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La formation est un préalable pour tous ceux qui souhaitent se lancer dans le trading quel que soit le type de marché sur lequel ils souhaitent investir, toute chose qui permet de comprendre les enjeux et les risques liés à cette activité.

BAMBIO Z. François, Investrauburkina.net