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Haute couture : un secteur en plein repositionnement

Le secteur de la mode au Burkina Faso connaît un regain d’intérêt ces dernières années.

De nombreux couturiers ont acquis de la notoriété et le pays a désormais ses stars de la haute couture.

De nombreuses écoles de haute couture ont vu le jour au Burkina Faso ces dernières années. A côté de ces écoles et centres de formation, les maîtres-couturiers indépendants se sont eux-aussi bâti une bonne renommée et accueillent de nombreux apprentis.

Jadis ce secteur était occupé par les renvoyés d’école et les sans-emploi. Aujourd’hui, de nombreux professionnels ont fait leur entrée dans ce secteur qui a véritablement amorcé sa croissance, devenant ainsi une véritable niche d'emplois. Les ateliers de couture de renommée emploient en moyenne une dizaine d’agents couturiers confirmés ou apprentis couturiers. S'agissant des revenus, les prix des tenues oscillent entre 2500 à 300.000 FCFA. Un simple couturier peut encaisser entre 50 et 75 mille francs CFA par semaine. Un styliste confirmé, selon les périodes, peut encaisser jusqu’à 500 mille francs CFA par semaine.

Ayant longtemps balbutié sous la domination de la couture ivoirienne et malienne, la Haute couture burkinabè est désormais en plein repositionnement au niveau national et international grâce à l'innovation des stylistes burkinabè qui sont arrivé à se redorer le blason.

Chaque année, outre les événements organisés sur la mode, un cocktail d’évènements majeures au titre desquels figurent le Festival Panafricain du Cinéma et de l’Audiovisuel de Ouagadougou (FESPACO), le Salon international de l’artisanat (SIAO), la Semaine Nationale de la Culture (SNC), le Festival International de Théâtre et de Marionnettes (FITMO), le Salon International du Tourisme et de l’Hôtellerie de Ouagadougou (SITHO), le Festival International de Jazz à Ouaga ..., sont de grandes occasions de promotion de la couture burkinabè à travers défilés de mode et expositions.                  

Cependant l’un des obstacles à l’émergence du stylisme burkinabé reste le manque de sponsors. Un autre obstacle demeure le fait que, malgré la place dominante du Burkina Faso dans la production du coton en Afrique, le pays ne dispose pas encore d’usine de transformation du coton. Les prix des créations sont, de ce fait, dépendants des coûts des matériaux importés. Cette absence d’industrie de transformation du coton local est bien regrettable et constitue la perte d’un avantage comparatif majeur pour les stylistes burkinabè.

Malgré ces difficultés, auxquelles s'ajoute l’inondation du marché par le prêt-à-porter chinois et la friperie en provenance du reste du monde, de nombreux burkinabè restent fidèles à la coupe sur mesure et demeurent de potentiels clients pour les professionnels du secteur de la haute couture.

Passionné du Web, à la fois Economiste et Conseiller en Gestion des Ressources humaines, monsieur BAMBIO est le fondateur de investirauburkina.net qu’il administre et anime, en collaboration avec des contributeurs, depuis février 2007.
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