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Production du coton biologique au Burkina Faso

Le rapport 2019 de Textile Exchange constate l’augmentation de la production mondiale du coton biologique.

Selon ledit rapport la production mondiale de coton biologique a atteint 180 971 tonnes en 2017/2018, un record sur les huit dernières années, bien que cela ne représente encore que 0,7% de la quantité totale de coton produite au niveau mondial.

Cette performance est redevable à l’Inde, à la Chine et au Kirghizistan qui en ont été les principaux contributeurs. Ces trois pays sont en transition vers l’agriculture biologique, toute chose qui devrait voir intensifier la production du coton bio dans les prochaines années.

La part de l’Afrique dans la production du coton bio est infime malgré les regain d’intérêt pour le coton bio ces dernières années sur le continent. La Tanzanie, le Bénin, le Burkina Faso, l’Egypte, le Mali, l’Ethiopie et le Sénégal sont les principaux producteurs africains de coton bio.

Coton bio : L’offensive du Burkina Faso

Le Burkina Faso s’est lancé en 2004 sur le marché du coton biologique et équitable, poussé par l’union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB), elle-même alliée aux trois sociétés cotonnières nationales : Sofitex, Socoma et Faso Coton.

Des zones sont spécialement dédiées à la production du coton bio qui doit respecter des conditions d’exploitation précises pour être certifiée.

Le caractère plus méticuleux de la production du coton bio est parfois un facteur démotivant pour de nombreux agriculteurs. Mais le Burkina Faso multiplie les actions et entend tirer profit du marché du coton bio en peine croissance.

Inauguration de SECOBIO en janvier 2020

Après le projet RECOLTE, d’une durée de cinq ans (Octobre 2013 à Septembre 2018), mis en œuvre par Catholic Relief Services en partenariat avec l’UNPCB et l’INERA, pour l’améliorer la production du coton, le Burkina Faso ouvre sa première d’égrenage de coton biologique en janvier 2020 dénommée SECOBIO-SA.

L’unité,  la plus grande usine d’égrenage de coton biologique d’Afrique de l’Ouest, a été réalisée par l’Union nationale des producteurs du coton du Burkina (UNPCB), la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX) et l’ONG américaine Catholic relief services (CRS), pour un investissement total de 3,850 milliards de F.CFA.

SECOBIO-SA est dotée d’une capacité d’égrenage de 17.500 tonnes par campagne et permettra de créer 40 emplois permanents, 100 saisonniers, 200 journaliers et plus de 500 emplois indirects.

Pour les autorités burkinabè, l’usine va contribuer à consolider la chaine de valeur de la sous filière coton biologique et à l’autonomisation des femmes qui représentent 60% des employés du secteur.

La fibre de coton de l’unité sera produite conformément aux normes internationales de certification et permettra de relancer le coton burkinabé sur le marché international. L'ouverture de SECOBIO-SA s’inscrit d’ailleurs dans la politique de promotion et de valorisation du label coton burkinabé.

Partenaire de l’organisme de labellisation Fairtrade International, l’association l’Union nationale des producteurs du coton du Burkina (UNPCB) s’est en effet alliée depuis 2017 à la labellisation de son coton bio pour permettre un meilleur accès des producteurs au marché mondial.

Une demande mondiale à la hausse

Le marché mondial du coton bio est en pleine croissance depuis les années 2000. Le marché du coton bio est de plus en plus tiré par la consommation par les grandes marques et les grands détaillants.

Le nombre de petites et moyennes entreprises ayant fait leur entrée sur le marché du coton biologique a également connu une augmentation rapide.

La demande d’articles 100% coton est en pleine explosion à travers le monde, toute chose qui suscite l’intérêt des investisseurs dans la filature du coton bio.

Un grand nombre de filatures et d'usines textiles intégrées produisent un nombre de plus en plus croissant d'articles en coton biologique.

Les segments du marché comme le tricotage/tissage, teinture, mercerisage et confection sont en plein développement.

Les pays africains qui ont pendant de longues années produit le coton bio ont sans doute un avantage concurrentiel dans la production du coton bio et pourraient tirer profit du marché montant du coton bio et des textiles écologiques.

Une synthèse de BAMBIO Z. François, pour Investir au Burkina

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