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Financement du logement au Burkina Faso : un besoin de 1000 milliards de F.CFA sur les dix prochaines années

Le financement du logement au Burkina Faso est une préoccupation majeure pour tous les acteurs du secteur du logement (ménages, sociétés immobilières, Etat, les institutions financières nationales etc.).

La question est d’autant plus urgente que le déficit de logement est important et les solutions mises en œuvre jusqu’ici pour le combler restent en-deçà des besoins.

Le développement du secteur de l’immobilier au cours des dernières années a été rendu possible en partie grâce à l’accompagnement du secteur bancaire.

Au Burkina, le déficit du logement est estimé à 200 000 logements, auxquels s’ajoute un besoin additionnel annuel de 8000 logements à Ouagadougou et 6000 logements à Bobo-Dioulasso, pour ne citer que les deux principales villes du pays.

Lire aussi : Burkina Faso : l'immobilier reste un secteur dynamique malgré la crise

Selon une étude commanditée par SGBF et réalisée par CERFODES en juillet 2020, le marché de l’habitat s’évaluait à environ 75 000 logements par an jusqu’à l’horizon 2030 au moins, soit environ 1000 milliards de F.CFA.

Or, la capacité des ménages à faire face à leurs besoins de logement est drastiquement limitée par leurs difficultés d’accès au crédit bancaire. En effet, les concours bancaires en faveur de l’habitat constituent une part marginale de l’ensemble des crédits octroyés.

L’accès des ménages aux concours bancaires en faveur de l’habitat se heurte à plusieurs facteurs que sont :

  • La faible formalisation du foncier qui s’exprime par l’absence de titres de propriété fiables susceptibles de garantir des crédits bancaires ;
  • Le faible niveau général de revenus des ménages qui plafonne leur capacité d’emprunt ;
  • L’insuffisance de ressources longues et concessionnelles disponibles dans les banques, ce qui limite leur capacité à offrir des prêts sur une durée relativement longue et à un taux d’intérêt modéré, conditions compatibles avec les besoins de financement du logement.

Certes, des initiatives ont été prises aux plans national et régional pour aider à lever ces obstacles, notamment ceux qui se rapportent au financement du logement au Burkina Faso. Ainsi à l’échelle nationale, par exemple, la Banque de l’Habitat du Burkina Faso (BHBF) et le Fonds au Logement Social (FOLOS) ont été créés par le Gouvernement en 2005. Mais ces solutions restent fragiles comme l’indique la disparition de la BHBF en 2018, et leurs effets sont limités. Au plan régional, la Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire (CRRH) a été créée en 2012 au sein de la BOAD, de concert avec d’autres institutions régionales mais son action demeure limitée par les lacunes des systèmes nationaux de gestion du foncier.

Outre les efforts de l’Etat, les banques commerciales ont développé des mécanismes de financement de l’immobilier (niveau des crédits consentis, allègement des garanties, augmentation de la durée de remboursement des prêts immobiliers, développement des cautions bancaires, etc.), avec des taux d’intérêt nominaux d’environ 7% au cours des cinq dernières années.

La dynamique du financement bancaire constitue une opportunité en tant que levier du développement du secteur immobilier au Burkina Faso.

Passionné du Web, à la fois Economiste et Conseiller en Gestion des Ressources humaines, monsieur BAMBIO est le fondateur de investirauburkina.net qu’il administre et anime, en collaboration avec des contributeurs, depuis février 2007.
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