fbpx
Fabrication d'emballages, une opportunité dans l'industrie manufacturière au Burkina Faso

À partir du début des années 1990, les produits manufacturés ont été supplantés par le coton dans la composition des exportations du Burkina Faso.

Face à ce recul, des réformes ont été initiées avec l’objectif de restructurer les entreprises manufacturières en difficulté et d’améliorer l’environnement des affaires.

L'industrie manufacturière au Burkina Faso présente indéniablement de nombreuses opportunités d'investissement.

Les opportunités dans l’industrie manufacturière

L’Etat burkinabè, à travers son précédent Programme National pour le Développement Economique et Social (PNDES), tablait sur plusieurs opportunités d’investissement dont:

  • la transformation des produits et sous-produits de l’agriculture et de l’élevage ;
  • la production de produits de la santé humaine et animale ;
  • le traitement et la valorisation des déchets ;
  • la fabrication ou le montage d’équipements liés à la mécanisation agricole (tracteurs, motoculteurs, etc.) ;
  • la production d’engrais minéraux à base de phosphate naturel ;
  • la fabrication d’emballage ;
  • la filature classique à base de coton ;
  • le montage de matériels solaires.

Au nombre des projets les plus urgents du PNDES, figurait la création de deux zones économiques spéciales, l’une à Ouagadougou et l’autre à Bobo-Dioulasso, ainsi que la création d’un port sec multimodal à Ouagadougou. L’implantation d’une filature classique à Bobo-Dioulasso et la construction d’un Centre national d’appui à la transformation artisanale du coton (CNATAC) figuraient également parmi les priorités des autorités burkinabè. La filière de transformation du coton burkinabè est incontestablement celle qui attire le plus les investisseurs ces dernières années.

Soutien de l’Etat aux entreprises

En termes d’actions mises en œuvre, 26 plans de restructuration d’entreprises en difficulté avaient été financés entre 2016 et 2018 par les autorités burkinabè. Les sociétés accompagnées sont, entre autres, Dafani (jus), Filsah (industrie textile), SAP olympique (Société africaine de pneumatiques), G.S.-Plast (Groupe Satar plastique), ou encore EEPC (Entreprise essai de pompage et construction).

Des efforts doivent cependant être faits afin d’accroître l’efficacité des soutiens apportés et le volume des financements.

Plusieurs pôles industriels en cours

D’importants investissements dans les infrastructures de soutien à la production sont en cours, notamment à travers des pôles de croissance dédiés, en partenariat avec le privé. Les zones industrielles existantes sont quasiment saturées, ce qui indique le nombre de plus en plus croissant des investisseurs. La réalisation de nouvelles zones industrielles avait été prévues dans le Programme National de Développement Economique et Social (PNDES) qui courait jusqu’à la fin 2020.

Les autorités burkinabè s’attèlent également à la mise en œuvre du plan d’industrialisation accélérée du Burkina Faso, pour lequel un secrétariat technique a été créé en 2018.

BAMBIO Z. François

X

Right Click

No right click