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Afrique : trois (3) secteurs d’activités à forte rentabilité économique

Kinshasa, la plus grande ville d'Afrique francophone

L’Afrique s’affiche assurément comme l’eldorado des nouvelles opportunités. Le commerce, l’immobilier et le froid sont des secteurs qui vont afficher une rentabilité certaine dans les prochaines années sur le continent.

Le Commerce de détail

Les technologies émergentes, une population en plein essor et des économies en développement rapide modifient le paysage de la vente au détail en Afrique.

Le commerce de détail est un secteur très prometteur qui augure assurément de beaux jour de lui. Le secteur du commerce attire de plus en plus de gros investisseurs.

Au Burkina Faso, sur un total de 15 643 nouvelles entreprises enregistrées en 2020, 7 665 exercent dans le commerce soit un taux de 49%. La même tendance s’observe dans les autres pays d’Afrique de l’Ouest.

D’après le rapport “Shopping Malls in Africa”, l’Afrique comptait 622 centres commerciaux en 2021, contre 225 en 2010. Le commerce de détail informel aux abords des rues et sous les grands immeubles se formalise et se professionnalise progressivement sur le continent.

L’espace anglophone a pris une longueur d’avance en termes de construction de surfaces commerciales. Dans le top 15 des surfaces globales des centres commerciaux en Afrique subsaharienne (hors Afrique du Sud) en 2017, la seule capitale francophone est Abidjan, à la 12ème place.

L'Afrique a le taux d'urbanisation le plus rapide et la population la plus jeune au monde. 53% des salariés africains ont entre 16 et 34 ans. Il s'agit là d'un groupe d'âge à revenu amélioré et connu pour envie des bonnes marques.

Des géants mondiaux du commerce en ligne comme l’américain Amazon et le chinois Alibaba ont l’Afrique en ligne de mire.

Investir aujourd’hui dans la construction de grandes surfaces et centres commerciaux est un business qui va, de façon certaine, rapporter gros dans les prochaines années en Afrique.

L’immobilier de bureau

Le développement des entreprises locales, mais aussi l’implantation des entreprises, institutions et ONG étrangères stimule de plus en plus la demande en immobilier d’entreprise (bureaux, commerces, entrepôts etc.).

 À Abidjan par exemple, l’offre actuelle de bureaux est constituée d’immeubles qui datent des années 70 ou 80. Le gouvernement actuel s’active à rénover ces bâtiments défraîchis pour redorer le blason du quartier des affaires le Plateau.

Au Burkina Faso, l’Etat a injecté 7,5 milliards de F.CFA dans la location de bâtiments à usage administratif en 2020, un montant à la hausse de 46% par rapport à 2016.

Au Rwanda, ces dernières années, Kigali a mis sur le marché près 70 000 m2 de nouveaux bureaux.

Outre les Etats, il ya la demande des entreprises local, des grandes multinationales, des institutions, des ONG à la recherche d’espaces professionnels de qualité et modernes.

Les offres de construction de bureaux neufs s’accélèrent partout en Afrique pour couvrir un besoin en immobilier de bureau qui va grandissant.

Dans les grandes capitales africaines (Nairobi, Lagos, Abidjan, Douala, Accra etc.), les loyers restent chers. 

Miser sur l’immobilier de bureau est un investissement intéressant qui offre de bonnes perspectives de rendement en Afrique subsaharienne.

Froid et climatisation

Selon une étude de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, publiée en 2020, entre 40 % et 60% des produits vivriers en Afrique subsaharienne périssent avant d’arriver sur le marché de la consommation.

Le manque d’une chaîne du froid fiable et suffisante en Afrique subsaharienne est l’une des principales causes périssabilité des produits.

Le manque ou l’insuffisance de solutions d’entrepôt frigorifique modernes dans les pays d’Afrique est un facteur d’aggravation de la pauvreté.

Au Burkina Faso par exemple, 86% de la population vit de l’agriculture, l’élevage et de la pêche. Seulement une minorité utilise le froid pour la conservation de leurs productions. Chaque année de quantités d’oignons, de tomates et de fruits périt du fait de manque d’entrepôts frigorifiques et d’espace de stockage aménagés.

Ces pertes se traduisent non seulement par une dégradation de la sécurité alimentaire dans toutes ses dimensions, mais aussi par la perte d’opportunités de marchés, le gaspillage de ressources rares consacrées à leur production (l’eau, la terre et l’énergie) et une empreinte écologique considérable.

Or, une chaîne du froid fiable et efficace contribue non seulement à réduire ces pertes, mais aussi à améliorer l'efficacité technique et opérationnelle de la chaîne de l’alimentation.

Le froid est indispensable à plusieurs secteurs. Il permet de donner de la valeur ajoutée à la chaîne de production agroalimentaire. Dans le domaine de l’élevage, le froid est utilisé pour la conservation de la viande. Au plan médical, les produits pharmaceutiques et médicinaux sont mieux conservés pour être utilisés pour les soins.

Le froid et la climatisation est un important vecteur de développement économique en Afrique. Son importance n’est plus à démontrer. Le développement de la chaîne du froid est un passage obligé pour atteindre la sécurité alimentaire et nutritionnelle, domaine dans lequel œuvrent de nombreux ONG et associations en Afrique.

De nombreux projets sont d’ailleurs en cours sur le continent et les investisseurs sont attendus dans l’industrie du froid.

U-3ARC est une association née en septembre 2020 de la volonté des acteurs du froid de faire connaître leur secteur mais aussi d’accompagner la population africaine à mieux utiliser le froid. L’association ambitionne de dynamiser le secteur du froid en Afrique pour atteindre l’autosuffisance alimentaire.

Le froid et la climatisation est un secteur qui va générer un gros chiffre d’affaires dans les prochaines années. Y investir aujourd’hui présente de très bonnes perspectives.

L’Afrique est un continent semblable à un vaste chantier à ciel ouvert, qui présentes d’énormes opportunités. De nombreux secteurs d’activités à forte rentabilités sont encore dormant et attendent l’entrée d’investisseurs.

La jeunesse africaine, au lieu d’être massivement impliqués dans les projets d’innovation et de création, est embastillée dans la nébuleuse politique et utilisée par les politiciens pour la conquête du pouvoir d’Etat.

Passionné du Web, à la fois Economiste et Conseiller en Gestion des Ressources humaines, monsieur BAMBIO est le fondateur de investirauburkina.net qu’il administre et anime, en collaboration avec des contributeurs, depuis février 2007.
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