Peaux d'ânes | peaux Burkina Faso : 19.000 tonnes de peaux d’ânes exportées par voie aérienne vers Hong-Kong d’octobre 2015 à janvier 2016

Le commerce des peaux d’ânes connaît un essor fulgurant au Burkina Faso depuis juin 2015.

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Photo utilisée à titre d'illustration Photo utilisée à titre d'illustration - Peaux d'ânes

Selon les statistiques douanières, le nombre de peaux exportées, a bondi de 1 000 au premier trimestre 2015, à plus de 17 000 au quatrième trimestre 2015. Entre le brève période d’octobre 2015 à janvier 2016, ce sont 19.000 tonnes de peaux d’ânes qui ont été exportées, par voie aérienne seulement, vers Hong-Kong, en Chine.

L’accélération de ce commerce serait due à l’envol de la demande chinoise de peaux d’ânes, composante essentielle de la médecine traditionnelle chinoise. En effet, depuis quelques années, la population d’ânes serait en baisse en Chine, poussant les apothicaires à se fournir à l’étranger, notamment en Afrique sub-saharienne.

Si les peaux d’ânes légalement déclarées à l’exportation en 2015 au Burkina Faso, avaient officiellement pour destination le Togo, le Sénégal ou l’Irlande du Nord, elles revenaient toutes au même particulier chinois.
L’activité aurait pris son envol depuis juin 2015 à Djibasso, 300 km de Ouagadougou, au Nord-Ouest du Burkina Faso. Un réseau de trafic bien organisé, s’est ensuite rapidement développé sur l’axe Nouna-Bomborokuy-Djibasso, devenu la véritable plaque tournante du trafic de peaux d’ânes convoyées sur Ouagadougou et exportées vers Hong-Kong, en Chine.

Ce commerce, très juteux, rapporte des revenus conséquents aux collectionneurs et revendeurs de peaux. La peau d’âne, qui s’échangeait à 3 000F CFA rien qu’en début d’année 2015, se monnaie aujourd’hui entre 17 500 et 40 000F CFA. Comparée aux quantités importantes de peaux d’ânes exportées, l’on craint fort l’extermination de la population asinienne au Burkina Faso qui est de 1,337 millions de têtes en 2015 selon le Ministère en charge des ressources animales.

Les autorités disent s’atteler à la limitation de ce commerce qui prend des proportions inquiétantes. En plus du fait qu’il n’ya pas d’éleveurs d’ânes au Burkina Faso proprement dit, il faut compter avec le cycle de gestation extrêmement long (entre 350 et 405 jours) de cette espèce animale qui met bat tous les deux ans en moyenne.

Une synthèse de BAMBIO Z. François, pour investirauburkina.net
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Lu 655 fois Dernière modification le dimanche, 10 juillet 2016 14:06
BAMBIO Z. François
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