Anacarde | Cajou Anacarde : la production exportée vers l’Inde, le Vietnam et le Brésil

Au Burkina Faso, la production annuelle d’anacardes avoisine 50.000 tonnes.

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Anacardes Anacardes Photo utilisée à titre d'illustration

Le Burkina, à l’instar des autres pays africains producteurs d’anacarde, ne transforme que 5% de sa production, le reste étant exportée vers l’Inde, le Vietnam et le Brésil via les ports d’Abidjan et de Tema.

Des 1000 ha de vergers du projet « Anacarde» initié par l’Etat burkinabè en 1980, le pays compte aujourd’hui 80 000 ha de vergers d’anacardiers. En termes d’impact économique, ce sont  plus de 45 000 ménages, principalement dans la partie sud-ouest du pays, qui y tirent leurs revenus.

Historiquement, c’est Inspiré par le développement massif des plantations d’anacardiers dans la Côte d’Ivoire voisine, que le Burkina Faso lance  le projet « Anacarde » en 1980, cofinancé par la Caisse Centrale de Coopération Economique (CCCE) et l’État burkinabè au travers de sa Caisse de Stabilisation des Prix des Productions Agricoles (CSPPA). Le projet  devait consister dans une première phase à  obtenir une montée en production rapide et significative par un appui direct à la création et à l’entretien des plantations.

Deux grands vergers d’anacardiers de 500 ha chacun sont créés à Kourinion (région Hauts-Bassins) et à Yendéré (région Cascades). A ces deux grands vergers s’ajoute la plantation de 400 ha à Dindéresso à la périphérie de Bobo-Dioulasso, créé dès 1972 et réaménagée par la suite en plantation fruitière.

Cette noble ambition de l’Etat de booster la filière anacarde a été interrompue à partir des années 1990, sous l’injonction du plan d’ajustement structurel. Après 1990, la stratégie de l’État s’est réduite à un « laissez-faire » vis-à-vis de la filière anacarde, cédant ainsi ses plantations à des sociétés qui ont rapidement capitulé.

Depuis donc ce recul  « honteux » de l’Etat, la filière a souffert  de l’absence d’une structure formelle regroupant les acteurs en vue de leur professionnalisation, situation qui a longtemps perduré.

Mais l’espoir renaît dans les années 1995, avec l’arrivée en Côte d’Ivoire puis au Burkina Faso d’acheteurs indiens. Les prix d’achat de la noix augmentèrent alors rapidement, ce qui a eu pour effet de stimuler la création de vergers paysans. Des réseaux d’acheteurs et d’intermédiaires se sont alors mis en place pour acheminer la noix brute vers les ports d’Abidjan en Côte d’Ivoire ou de Téma au Ghana.

Récemment, en mai 2013, c’est conscients des profits que génèrent l’anacarde, que les producteurs d’anacarde ont mis en place l’Union nationale des producteurs d’anacardes du Burkina Faso (UNPA/BF) a vu le jour. Espérons que  cette structure, à travers ses actions, redynamise la filière anacarde au Burkina Faso.

BAMBIO Z. François, pour investirauburkina.net

Extrait de « L’anacarde : produit de la globalisation, moteur de la territorialisation, l’exemple du Sud du Burkina Faso » de Sarah Audouin et Alexis Gonin,  juillet 2014/septembre 2014

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